Stèle Dubucquoy Saint Christophe

Stèle Dubucquoy, église Saint Christophe, Tourcoing
  • Église Saint Christophe, Tourcoing.
  • Quartier Centre Ville.
Le porche de l'église abrite la pierre tombale du doyen et curé Charles François Dubucquoy (1755 - 1828) du décanat de Tourcoing-Saint-Christophe. 


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L'historien Alain Plateaux nous apprend qu'il s'agit d'une « Grande plaque en marbre blanc terminée en demi-cercle, encadrée de marbre noir, placée en 1828 au "buffet du Saint Nom de Jésus", elle était sur le mur du porche vers le Nord puis fut déplacée en juillet 1969 sur le mur du bas-côté Nord. » : 




Le texte de la stèle :
« D.O.M. [Deo Optimo Maximo : À Dieu, Très Bon, Très Grand] En attendant la résurrection générale, dans le cimetière de cette ville repose le corps de Mtre Charles François JH DUBUCQUOY, Doyen, curé de cette paroisse pendant 9 ans. Pieusement D.C.D. [décédé] administré des sacrements le 28 janvier 1828. Âgé de 73 ans. ~~~~ Né à Saint Rémi-Chaussée le 26 mars 1755. Il fut nommé chanoine-vicaire à Avesnes en 1782. Le refus de serment l'obligea en 1791 de quitter sa patrie. Il revint dans ce diocèse en 1796 pour exercer les fonctions du Saint ministère au milieu des plus grands dangers. Il fut nommé curé d'Englefontaine en 1803. Doyen de Landrecies en 1807, puis doyen de St Christophe en 1819. ~~~~ La régularité de sa conduite, son application à ses devoirs, son zèle pour l'instruction de la jeunesse, son soin pour les malades, lui gagnèrent l'estime et l'attachement des habitans des différentes paroisses dont il fut le pasteur, et sa charité pour les pauvres le fit regretter comme leur bienfaiteur et leur père. Requiescat in pace. "Souvenez-vous de ceux qui vous ont gouvernés, qui vous ont annoncé la parole de Dieu et considérant quelle a été la fin de leur vie, imitez leur constance dans la foi.", de l'épître aux Hébreux, C.XIII.V.7. »



Dimensions : 156 cm x 86 cm :





Révolution française et refus de serment

Après les premiers épisodes de la Révolution française, la nouvelle Assemblée (l'équivalent actuel de l'Assemblée Nationale) nationalisa les biens ecclésiastiques, puis supprima les ordres religieux. La Constitution civile du clergé, votée en 1790, organise l'église catholique de la même façon que les administrations civiles locales. L'Assemblée nationale soumet encore à l'obligation de serment de fidélité à la Constitution tous les prêtres fonctionnaires publics (évêques, curés, vicaires, aumôniers et enseignants).
C'est ce serment, dont il est question sur cette plaque mortuaire, que Charles François Dubucquoy refuse de prêter.



La carrière de CF Dubuquoy

Le Cameracum christianum ou Histoire ecclésiastique du diocède de Cambrai de 1849, l'auteur M. Le Glay indique :
Page 470 : « Englefontaine et Rancourt : C.F.-Jos Dubucquoy, 1802 »
Page 460 : « Landrecies : Dubucquoy, 1806-19 » 
Page 431 : « Tourcoing : Ch.-F.-J. Dubucquoy, mort en 1828. »


La stèle de Matthieu Bouche

Toujours dans le porche, une autre pierre tombale : celle du ➤ marchand Mathieu Bouche :




Dalles funéraires Chapelle Hospice d'Havré

Dans la ➤ chapelle de l'Hospice d'Havré cette fois, on peut voir 3 dalles funéraires.
Celles de Isabeau du Bosquel, de Maximilienne de Buigne et la dernière, inconnue :