Rue Mac Donald

Rue Mc Donald, Tourcoing Pont de Neuville, 2020
  • Quartier Pont de Neuville, Tourcoing. 
Le nom de cette rue est directement connecté à la très cruciale Bataille de Tourcoing de 1794, cruciale pour l'avenir de la République française naissante. Elle fut ainsi dénommée début 20è siècle par la commune, en souvenir de ce fait historique important, pour Tourcoing ET pour la France.

Mc Donald était un maréchal, ayant participé en vainqueur à la Bataille de Tourcoing célébrée par le monument de l'avenue Jean Millet, à côté du Parc Clemenceau, face à l'école des douanes. Cette rue existe pour lui rendre hommage et perpétuer l'histoire de Tourcoing.



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L'entrée de la rue Mac Donald depuis la quasi extrémité de la rue de Gand en premier plan, 
entrée du Stade de Foot Van De Veegaete dans notre dos :

Rue Mac Donald, Tourcoing, 2020


Le second tronçon et fin de la rue, uniquement constitué de box-garages privés, 
rond point vers rues  Léon Jouhaux et Gustave Charpentier au fond :

Rue Mac Donald, Tourcoing, 2020



Entre ces deux tronçons s'ouvre un petit passage vers les immeubles HLM de la Résidence Drancourt, 
en retrait de la Chaussée Gramme :



Nous sommes ici au milieu de la rue, rue de Gand tout au fond, et sur notre droite, dans la direction du passage piéton, la rue Éric de Bisschop, non visible ici :






Quelques façades de maisons








Monument de la Bataille de Tourcoing


Monument Bataille Tourcoing 1794, 2019




La Ruelle des Madrilles

La victoire tourquennoise, donc française, lors de la Bataille de Tourcoing de 1794 doit énorménent à l'existence de la très étroite ruelle des Madrilles du quartier Centre Ville débouchant sur la Grand Place. Ruelle pourtant méconnue des Tourquennois.

C'est en effet par ici que Mac Donald et ses troupes passèrent pour investir la Grand Place occupée par l'ennemi :

Ruelle des Madriles, Tourcoing, 2019




Histoire

Lisons ce que le guide des rues de Tourcoing édité par Ravet-Anceau nous raconte de cette voie urbaine :
Ravet-Anceau : « Rue Macdonald. Dénommée au début du XXè siècle. Le Maréchal Macdonald (1765-1840) est un des vainqueurs de la bataille de Tourcoing. Né à Sedan dans une famille d'émigrés écossais, Jacques Étienne Joseph Alexandre Macdonald participe à la bataille de Valmy. Il y gagne ses galons de lieutenant-colonel. Envoyé à la frontière nord, il combat dans la région en 1793 et 1794. Le 18 mai 1794, il surprend les Autrichiens dans le centre ville de Tourcoing et les met en fuite. Il combat ensuite en Italie et en Allemagne, mais doit attendre juillet 1809 pour devenir maréchal d'Empire. Napoléon Ier, qui l'avait oublié lors des promotions précédentes, le récompense pour le rôle décisif qu'il a joué dans la victoire de Wagram. À la Restauration, Macdonald se rallie à Louis XVIII qui le fait pair de France, puis archi-chancelier de la Légion d'Honneur. Il meurt en 1840 à l'âge de 75 ans. » (→ Histoire et Origines des rues de Tourcoing, 2007, page 141) »


Le journaliste et historien local Jean Christophe nous renseigne plus avant concernant la ruelle des Madrilles, par où Mac Donald invistit la Grand Place occupée par l'ennemi pour l'en défaire :
Jean Christophe : « Rue Mac-Donald (maréchal de France, 1765-1840). Un des vainqueurs de la bataille de Tourcoing. À l'aube du 18 mai, Mac Donald, selon les ordres du Général Souham, quitta le mont d'Halluin et gagna au pas de charge le centre de la ville. Une partie de ses troupes, grâce à un habitant de Tourcoing, Jean-Baptiste Castel, s'infiltra par les sentiers inconnus de l'ennemi jusqu'à la ruelle Desmadryl. Les français tombèrent à l'improviste sur les Autrichiens, campés Grand'Place, qui se sauvèrent à la débandade. La journée commençait bien... Mac Donald ne cessera pas, jusqu'au soir de la bataille, de harceler les Autrichiens et d'empêcher, au prix de tout son courage, la jonction des Autrichiens et des Anglais [alors coalisés contre la France]. » (→ Si les rues de Tourcoing m'étaient contées, 1972, page 52) »


Le professeur d'histoire Francis Delannoy, nous précise, dans les Chroniques tourquennoises qu'il y eut deux batailles de Tourcoing : la première en 1793... :
Francis Delannoy : « La position frontalière de Tourcoing fait qu'il y a deux batailles de Tourcoing. La première libère la ville de l'occupation des Hollandais, en août 1793, où s'illustrent le citoyen Dupont, aide de camp du général Houchart, et le général Mac Donald qui mérite qu'on s'y arrête pour plusieurs raisons. Il est l'exemple de l'officier type de l'armée révolutionnaire : jeunesse et avancement au mérite, capitaine en 1792 et aide de camp de Dumouriez, il se distingue à Jemmapes et devient lieutenant-colonel le 12 novembre 1792, puis général de brigade : il a 28 ans. Il se bat à Tourcoing le 26 août 1793 ; le lendemain, il prend Werwicq et Menin (...). » (Chroniques tourquennoises 1789, Tome 5, chapitre V, 1989, page 97) »
... et la seconde en 1794, où se déroule l'épisode de la ruelle des Madrilles... :
Francis Delannoy : « En ce printemps 1794, les escarmouches sont nombreuses (...). Là encore, le rôle de Mac Donald est déterminant, il dégage la ville par la ruelle Desmadrilles ; (...).  » (Chroniques tourquennoises 1789, Tome 5, chapitre V, 1989, page 98) »
... et à l'issue de laquelle il est élevé au grade de général de division :
Francis Delannoy : « [Mac Donald] devient général de division en novembre 1794 après la deuxième bataille de Tourcoing, (...) ; une rue de notre cité porte son nom à juste titre. » (Chroniques tourquennoises 1789, Tome 5, chapitre V, 1989, page 97) »