Arbre de la Laïcité

Arbre de la Laïcité, Tourcoing 2019.
  • Place de la Victoire, Tourcoing. 
  • Quartier Centre Ville. 
Planté en 2015 sur la place de la Victoire, l'arbre de la Laïcité commémore symboliquement l'adoption de la loi de séparation de l'Église et de l'État de 1905.


Il existe 4 arbres commémoratifs, plantés dans le square de la place de la Victoire :
3. L'arbre de la Laïcité (ici coupé à ras) ;

Arbres comméoratifs, place dela victoire, tourcoing 2020




L'arbre de la Laïcité, une chêne rouve, est planté en 2015, avec la participation du Cercle Maria et Gustave Dron, association pour la laïcité.
Cercle Maria et Gustave Dron, Logo
Maria et Gustave Dron créent, en 1912, l'Union Post-Scolaire afin de promouvoir la Laïcité, projet républicain que l'ancien maire de Tourcoing Gustave Dron défendait ardemment. Cette Union Post-Scolaire disparaît en 2014. C'est alors que naît le Cercle Maria et Gustave Dron, reprenant le flambeau. Après la commémoration du 110è anniversaire de la loi de 1905, ce Cercle devient à son tour la "Commission Laïcité des Délégués Départementaux de l'Éducation Nationale - District de Tourcoing".

Cet arbre de la Laïcité est planté par cette association à l'occasion du 110è anniversaire de la "loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l'État", dite loi de la Laïcité (ce n'est pas sa réelle dénomination), adoptée par le Sénat et la chambre des députés.



La plaque sous l'arbre :

Plaque de l'Arbre de la Laïcité, Tourcoing 2019.

« À l'occasion du 110è anniversaire Loi 1905, l'Arbre de la laïcité a été planté le 9 décembre 2015. »

L'arbre originel a été saccagé en 2016..., puis n'a pas survécu à la sécheresse prolongée de 2018.
Un nouveau a été replanté :



En août 2020, le jeune pousse est coupé, pour une raison inconnue de nous.
Les jardiniers l'ont peut être coupé ainsi pour lui permettre de reprendre sa pousse après un problème quelconque :

Arbre de la Laïcité, Tourcoing 2020





Éléments de compréhension


Rappelons que le principe fondamental de cette loi est présenté en son article 1 déclarant que :
« Article 1 - La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public. »

La liberté de conscience, faut-il le rappeler, consiste à pouvoir (dans le respect de l'ordre public) :
  1. choisir sa religion et exercer le culte de son choix ou ne pratiquer aucun culte
  2. ou à pouvoir se détacher des religions et avoir ainsi le droit de se déclarer athée 
  3. sans ne jamais encourir aucune repression, ni dans le cas 1 ni dans le cas 2.
Il s'agit donc d'une liberté fondamentale acquise par notre "conscience", par nous, par moi, par toi.

À noter que l'esprit de cette loi reprend celui de l'article 10 de la Déclaration de l'Homme et du Citoyen de 1789 indiquant quant à lui que : 
« Article 10 - Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public édicté par la loi. »


Bien entendu, on peut s'élever contre l'idée même de Droits de l'Homme et du Citoyen et pourquoi pas contre la liberté de conscience : mais s'élever ainsi contre ces idées et pouvoir en discuter, pouvoir publier des textes critiques, dans la littérature ou dans la presse, sera précisément garanti par cette Loi de Liberté de Conscience, laquelle, en conclusion, fait donc preuve d'un esprit de tolérance total, mais toujours dans le respect de l'ordre public, c'est-à-dire en gros, en s'interdisant toute violence à l'encontre des personnes et des biens lorsqu'il s'agit d'exprimer ses opinions critiques.


Pour aller plus loin :