Église Saint Joseph

Éblise paroissiale Saint Joseph, Tourcoing 2020
  • 6 rue de la Bonne Nouvelle, Tourcoing. 
  • Quartier de la Croix-Rouge. 
Église paroissiale catholique du quartier de la Croix-Rouge, édifiée en 1998, elle remplace l'ancienne datant de 1839, disparue, d'architecture plus classique, dont elle a conservé quelques mobiliers (les chaises, et les anges musiciens du buffet d'orgues).


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Architecture moderne

De béton et de briques, l'église, rectangulaire, est coiffée d'une toiture en ardoises et d'une faîtière transparente.
Le clocher ne se trouve pas sur le toit, mais à terre, en face de l'entrée principale :

Église Saint Joseph, Tourcoing 2020



Petit parvis rue Bonne Nouvelle

Église Saint Joseph... rue Bonne Nouvelle... : rappelons que le terme Évangile provient du latin evangelium, lui-même issu du grec euangelion qui signifie précisément "Bonne Nouvelle" et a donc été choisi pour désigner les quatre premiers livres du Nouveau Testament, relatant le quotidien de Jésus. Pas de doute, nous sommes donc ici dans une zone très catholique de Tourcoing. D'autant que cette église est aussi entourée de l'école Sainte Marie, bâtiment des Maternelles un peu plus loin dans la rue Bonne Nouvelle, et bâtiment des Élémentaires derrière elle (rue d'Alger).

Il faut savoir, cependant, que le nom de cette rue, Bonne Nouvelle, lui vient de l'ancienne présence d'un estaminet portant ce nom et aujourd'hui disparu.


Parvis de l'église St Joseph, Tourcoing 2020

Entrée principale de l'église Saint Joseph, Tourcoing 2020




Voici la niche abritant Marie, sur la façade du bâtiment des → Élémentaires de l'école Sainte Marie (voir notre article), juste derrière l'église :




Le campanile et son carillon

Le campanile, posé sur le parvis, est surmonté d'un coq et porte un petit carillon électrique de 8 clochettes :

Campanile de l'église Saint Joseph de Tourcoing, 2020


Gros plan sur les 8 petites cloches :

Carillon de l'église Saint Joseph de Tourcoing, 2020


De plus près encore, on aperçoit une date sur les cloches : « 1938 - 2000 » :

Cloches du Carillon de l'église St Joseph, Tourcoing 2020


Angle improbable, sous le campanile, pour le voir tel un viseur pointant le Ciel :





L'ancienne cloche

Juste à côté de l'entrée principale, posée par terre, se trouve la cloche de l'ancienne église :




Un message, visible ici en gros plan, est inscrit sur cette cloche :


« Bénite et consacrée en l'an de Grâce 1938 par S. EM. le Cardinal Achille Liénart, évêque de Lille et l'Abbé Louis Descamps étant Curé de Saint-Joseph. M.M. les Abbés H. Cazier & A. Charlon & G. Notteau Vicaires, M. Edmond Salembien, Maire de la ville de Tourcoing, S. Exc. Mgr Deswazières & M. Alain Le Cottier. Marraine : Mme A. Destombes-Legrand. »
On retrouve donc ici la date de 1938 indiquée également sur les clochettes du carillon.



Bus Ligne 8 Arrêt Saint Joseph

Rue de la Croix-Rouge cette fois, face à l'arrêt de bus "Saint Joseph", ligne 8 "Risqouns Tout" (en 2020).
La pointe au-dessus de l'abribus est le toit de l'église en arrière-plan, et le bâtiment de briques rouges sur la gauche est celui de l'École Élémentaire Sainte Marie :

Rue de la Croix-Rouge, Saint Joseph, Tourcoing 2020


Dans le prolongement du bâtiment scolaire de gauche se trouve aussi la Maison Médicale et Paramédicale de la Croix-Rouge (voir notre article) qui fait le coin entre la rue de la Croix-Rouge et la rue d'Alger :




Éléments historiques

On trouve quelques renseignements historiques sur la première église Saint Joseph, dans l'ouvrage que Mgr Henri-Joseph Leblanc a consacré en 1877 au doyen-curé de Saint Christophe Philippe-Joseph Deregnaucourt. On y apprend qu'elle date de 1839 et, pour expliquer pourquoi elle fut détruite, des indications concernant le fait que dès le départ, écrit donc l'abbé Leblanc, elle fut mal conçue et mal construite quand bien même elle était jolie d'aspect :
M. l'abbé Leblanc, parlant du doyen-curé Deregnaucourt : « Il bâtit à ses risques et périls, l'Église St-Joseph, au hameau de la Croix-Rouge. C'était en 1839, onze ans après son arrivée à St-Christophe. (...) Il y avait plusieurs projets en présence pour l'emplacement de la nouvelle Église. (...) L'entreprise et l'exécution, il faut l'avouer, ont laissé beaucoup à désirer M. le Doyen n'était pas architecte ; et l'entrepreneur  n'était et ne fut jamais que maçon. On peut, autant qu'on le voudra, regretter le vice de cette oeuvre mal conçue et mal conduite. (...) L'administration municipale, en élevant de concert avec M. le Curé de St-Joseph, une Église nouvelle, en proportion avec la population agrandie, et d'un style distingué, a fait preuve d'intelligence et de goût ; elle a donné aussi à M. le Doyen de St-Christophe, un témoignage public de sa reconnaissance ! Aussi c'est avec bonheur que lui-même a posé et béni la première pierre de ce beau monument (...). » (Biographe de Maître Philippe-Joseph Deregnaucourt, chapitre III, section XI, pages 130 et suivantes).
7 ans après l'édification de cette église, le Doyen-Curé Deregraucourt entreprent la construction de l' → église Saint-Éloi, dans le quartier du Blanc-Seau cette fois (voir notre article).



L'historien local Jean Christophe (pseudonyme de Jean Odoux), grand amoureux de Tourcoing et qu'on ne peut soupçonner vouloir en brosser un portrait trompeur, indique lui aussi que :
Jean Christophe : « Le quartier [de la Croix-Rouge] possédait en 1845 son église et son cimetière. Il formait avec ses 2000 habitants la troisième paroisse de la ville. Construite sans architecte, l'église menaçait ruine, il fallut l'abattre et la reconstruire (1875). » (Si les rues de Tourcoing m'étaient contées, 1972, page 20).