Église Notre-Dame de Consolation

Église Notre-Dame de la Consolation, Tourcoing
  • 105 rue du Pont de Neuville, Tourcoing. 
  • Quartier Pont-de-Neuville. 
  • Paroisse Notre-Dame des Peuples. 
De style néo-gothique et conçue par l'architecte J.-B. Maillard, érigée en 1910 en présence de Monseigneur Delamaire, gravement endommagée par le bombardement de mai 1940, cette église Notre-Dame de Consolation menacée de destruction fin des années 1990 fut sauvée grâce à un collectif de paroissiens pour être réhabilitée en 2003, puis restaurée en 2004 et 2005. 

Je vous conseille de la visiter car elle est très riche en décorations. On n'imaginerait pas dans une petite église de quartier une telle profusion ornemantale : une statue de Jeanne d'Arc, une Vierge de la consolation, une plaque commémorative des Morts pour la Patrie 14-18, une statue de Saint-Antoine de Padoue, une alcôve et statue pour Sainte Rita, Sainte Thérèse et Sainte Bernadette de l'artiste Madeleine Weerts, et, cas unique dans la région, une poutre de gloire séparant la nef du choeur. 



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L'église se trouve sur le tronçon de la rue du Pont de Neuville séparant le Boulevard de l'Égalité (ci-dessous au premier plan vers la gauche), de la rue de l'Yser (droit devant) ; la petite avenue du Cimetière au premier plan vers la droite, mène à l'entrée du Cimetière principal à 120 mètres... : 

Rue du Pont de Neuville, Tourcoing 2021


... entrée du cimetière principal de Tourcoing que voici : 

Cimetière principal, Tourcoing 2020




La Façade

Difficile d'attraper toute la façade d'un seul cliché en raison du manque de recul dans la rue. Nous nous contenterons donc des parties hautes de cette façade.

La flèche octogonale :

Flèche de l'église Notre-Dame de Consolation, Tourcoing 2021



Le grand arc en ogive alternant briques rouges et pierre calcaire 
et les trois verrières en ogive également :




Le haut de la voussure, l'horloge abritée par son auvent 
de part et d'autre duquel on observe le monogramme A et M pour Ave Maria : 

Voussure église Notre-Dame de Consolation, Tourcoing


Gros plan sur l'horloge encadrée par deux cartouches où figurent les indications "ANNO" et "1911", ce qui n'entre pas en cohérence avec la plaque de marbre que l'on verra plus loin, à l'intérieur de l'église, indiquant quant à elle que l'église fut érigée en 1910 (bon, allez... nous ne sommes pas à 1 an près) : 



L'horloge est de facture Paschal, comme celle du Beffroi de Tourcoing : 

Horloge monumentale Paschal, Tourcoing


Toujours sur la façade principale, sur la gauche, un cartouche présentant les lettres NDC pour Notre-Dame de la Consolation :



Sur la droite, un cartouche présentant le monogramme IHS :



Arrière de l'église et entrée de la sacristie ; 
On ne la voit pas ici, mais l'entrée de la bourloire Notre-Dame de Consolation se trouve dans le prolongement gauche du cliché :



La voici, l'entrée de la bourloire : 
la porte métallique grise du pignon du bâtiment de gauche ci-dessous :

Bourloire Notre-Dame de Consolation, Tourcoing 2021




La Chapelle Notre-Dame

Tout de suite sur notre droite en entrant dans l'église se trouve une petite chapelle alcôve abritant une statue de la Vierge Marie, Notre-Dame de la Consolation : 

Statue Notre-Dame de la Consolation


Au mur, 3 plaques, dont celle-ci, mentionnant l'érection de l'église le 6 mars 1910, 
en présence de Monseigneur Delamaire, archevêque de Cambrai :



À côté, une plus grande plaque indique les noms des familles bienfaitrices ayant participé à la reconstruction de l'église après le bombardement de 1940 mentionné par la troisième plaque, au fond : on ne peut pas entrer dans cette chapelle alcôve, c'est pourquoi ce mur n'a pas pu être photographié de face : 


Nous n'allons pas recopier tous ces noms. Citons-en cependant quelques-uns, dont Tourcoing est familière : par ordre alphabétique : les familles Caulliez, Christory, Desurmont, Dewavrin, Flipo, Joire, Jonglez, Leurent, Lorthiois, Masurel, Motte, Pollet, Six, Tiberghien.

La troisième plaque évoque donc le bombardement de l'église, par un missile de type V2 (missile balistique lancé des milliers de fois contre les populations civiles par l'Allemange nazie), durant la Deuxième Guerre mondiale : 
« Gravement endommagée par le bombardement de mai 1940, cette église fût immédiatement reconstruite et embellie, grâce à la magnifique générosité de Tourcoing, de la Région et de Mazamet, grâce au désintéressement des petites gens au courage pieux des paroissiens et à la ténacité de M. le Curé. Son Éminence le Cardinal Liénart la rendit solennellement au culte le 13 septembre 1942. Deo Gratias et Mariae de Consolationne. »



Au bas de cette grande plaque, la signature de l'Architecte Jean-Baptiste Maillard (1857-1929), 
fils de Charles Maillard (1821-1875) : 



Gros plan sur Notre-Dame de Consolation. 
Son originalité : elle présente sur sa poitrine ce qui ressemble fort au sacré-coeur de Jésus mais qu'on peut considérer comme le coeur d'une mère pour les hommes traversant les épreuves. C'est pourquoi Marie porte les titres mariaux de "Bienheureuse Vierge Marie", "Mère de la consolation" ou "Consolatrice des affligés" (Consolatrix Afflictorum en latin). Le calendrier liturgique romain fête Marie Consolatrice chaque quatrième samedi suivant le dimanche de Pâques : 

Statue Notre-Dame de Consolation, Tourcoing 2021


Au pied de Marie, une statue de Jeanne d'Arc, Maria Jhesus : 
Durant son procès, Jeanne d'Arc rapporte en 1431 qu'elle avait inscrit les noms Jhesus-Maria sur son étendard. Derrière, on aperçoit la mosaïque brillante décorant le socle de la statue de Marie, mosaïque présentant l'inscription "Sancta Maria succurre miseris", d'abord titre d'un hymne glorifiant la Vierge rédigé par l'évêque Fulbert de Chartes (952-1028) puis titre d'une oeuvre musicale composée par Tomas Luis de Victoria (1548-1611) : 




Un ange aussi dans cette petite chapelle d'entrée :





La Chapelle des Défunts

En face, une autre petite chapelle, des Défunts, 
se trouve donc à l'entrée de l'église mais sur notre droite cette fois :



Une plaque du graveur Boqué y commémore les "Morts pour la Patrie 1914-1918", 
mentionnant 61 officiers, sous-officiers et soldats : 



Sur la gauche de cette plaque, un Saint Antoine de Padoue, portant l'enfant Jésus :

Saint Antoine de Padoue, Tourcoing



La Nef et le Choeur

Le bénitier pour se signer avant d'entrer dans la Nef : 

Bénitier


Nef que voici, dont les voûtes des bas-côtés et de l'abside sont rouges orangées : 
À l'orée du Choeur, la poutre de gloire entre les sommiers de l'arc en ogive encadrant un Jésus crucifié entouré de deux anges :

Nef de l'église Notre-Dame de Consolation, Tourcoing


Gros plan sur cet arc et sa poutre de gloire 
(aussi appelée tref, trabe, ou perque ; trabes doxalis en latin ecclésiastique) 
dont il semble que seule de la région cette église soit équipée : 
il s'agit d'une poutre sculptée, ciselée ou orfévrée : 
elle symbolise la poutre transversale de la croix de calvaire 
que Jésus aurait portée jusqu'à son supplice. 
Sur l'arc, l'inscription indique : 
« Venez à moi, vous qui êtes dans la peine et l'accablement. Je vous relèverai. »



Dans le Choeur, l'autel, et le lutrin, nom de ce pupitre magistral sur lequel on pose le Livre et sa Religion : 



Marie et son Enfant, au fond de l'abside : 

Abside de l'église Notre-Dame de Consolation, Tourcoing




Les fonts baptismaux, à côté de l'abside : 

Fonts Baptismaux Notre-Dame de Consolation, Tourcoing




Dos au Choeur, prise de vue vers l'entrée de l'église dont on voit la tribune (l'étage) : 

Tribune de l'église Notre-Dame de Consolation, Tourcoing



Sur le bas-côté droit de la nef, une alcôve présentant une scène de Sainte Bernadette et Notre-Dame de Lourdes, oeuvre réalisée en 1938 par la sculptrice Madeleine Weerts (connue aussi sous le patronyme de Mady Weerts), à qui l'on doit aussi dans la région un Bienheureux Rémi Isoré en l'église de Saint-Omer (inscrit en 2019 dans la Base Palissy du patrimoine mobilier de France), et d'autres sujets en la Cathédrale de la Treille à Lille :

Madeleine Weerts, Sainte Bernadette, Tourcoing


Présence d'une plaque dans le renfoncement de l'alcôve : 

Notre-Dame de Lourdes, Tourcoing

Lecture de la plaque :
« À Notre-Dame de Lourdes - Suprême messagère de Miséricorde et de Paix, Révélatrice de l'Infaillibilité de l'Église qui en 1845 avait proclamé son Immaculée Conception, Inspiratrice de vie réellement pieuse, héroïquement religieuse et charitable, Consolatrice des Éprouvés et des Meurtris, Réconciliatrice des Intelligences et des Coeurs égarés, Éducatrice de l'Âme humaine enorgueillie par la science et le progrès, fascinée par le plaisir et le mirage, désemparée par le scandale et l'injustice, emportée par l'âpre lutte du pain quotidien. Honneur, Amour et Bénédiction. »


Encore une alcôve sur le bas-côté, abritant Sainte Rita cette fois : 

Sainte Rita, Église Notre-Dame de Consolation, Tourcoing


Il existe une autre → Sainte Rita dans Tourcoing, dans l'église Saint-Christophe du centre ville : 





Le clocher vu d'ici et là


Ce cliché du clocher est pris au téléobjectif depuis l'angle de la toute fin de la rue de la Malcense 
et de la rue du Pont de Neuville : 



Encore le clocher au téléobjectif depuis le Stade de foot Van de Veegaete, 
du côté impair de la rue de Gand :

Clocher église Notre-Dame de Consolation, Tourcoing


Vue depuis l'angle de la rue du pont de Neuville et du boulevard de l'Égalité :